On s’étonne parfois de mes différents champs d’intervention professionnelle, et notamment de la différence entre l’ingénierie de la formation, domaine technique et procédurier, et du coaching, secteur plus humain et plus libre.

Je prends toujours plaisir à expliciter, non pas les différences de mes pratiques, mais bien les similitudes.

Faisons d’abord un point sur chacune des notions :

  • On entend par ingénierie de la formation un travail méthodique de recueil d’informations, de demandes explicites mais aussi implicites, pour en définir un objectif global, lui-même constitué d’objectifs partiels, qui permettent le développement de compétences professionnelles et/ou de capacités personnelles. Une fois ce travail d’investigation mené, l’ingénieur en formation devra concevoir des méthodes pédagogiques globales et personnalisées, mais aussi adaptables, les moyens matériels, humains et digitaux, des exercices ludiques permettant l’apprentissage et le développement, ou encore des modes d’évaluation de la progression de l’individu, et de l’atteinte des objectifs partiels, permettant un aboutissement vers l’objectif global.
  • Quant au coaching, il s’agit accompagnement personnalisé d’un individu ou d’une équipe, permettant le développement personnel et/ou professionnel, par l’atteinte d’objectifs pré-définis. Cet objectif définitif global est lui aussi composé d’objectifs différenciés par séance.

Voyez-vous déjà les similitudes de ces deux notions ?  Je vous les mets en lumière en vous expliquant ma démarche pas-à-pas lors de la conception d’un coaching personnalisé.

 

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La conception d’un programme de coaching en lien avec l’ingénierie de formation

  1. L’analyse du besoin, la prise en compte du contexte actuel, mais aussi du passé et de l’évolution de la personne dans sa vie, ses projets pour la suite, à court, moyen et long-terme, ou encore ses freins actuels, ses envies, ses leviers de motivation.
  2. Pendant ce premier échange, je dois prendre en compte les attentes et besoins explicites de mon client, mais aussi ses demandes implicites, et ses manques. Il me faut appréhender les non-dits, le langage non-verbal et les incohérences inconscientes de mon client afin de le guider dans sa réflexion, sans l’influencer dans ses prises de décisions. Il me faut lui faire part de mon analyse sans la lui imposer comme étant sienne. L’objectif étant de construire et de maintenir le climat de confiance et d’alliance, l’autonomisation du coaché, qu’il soit l’acteur de la démarche dans un accompagnement main dans la main.
  3. Une fois tous les éléments en main, je détermine les grandes notions qui émergent du discours de mon coaché, et en détermine les objectifs à atteindre, les contenus de séance en adéquation avec ceux-ci, et les méthodes à utiliser pendant les séances pour commencer le travail, mais aussi les exercices en interséance pour favoriser la progression et l’ancrage du travail réalisé. Ce travail permettra la conception du programme de coaching, qui devra respecter un cadre temporel (un coaching doit respecter un nombre de séances relativement court), et bien évidemment budgétaire (établissement d’un devis raisonnable, et respect de ce devis), et doit aussi envisager un changement en cours de parcours, et une adaptabilité permanente tout au long de l’accompagnement.
  4. Le programme est par la suite présenté au coaché, auquel il me faudra expliciter mes choix de séance. Pendant chaque séance, je me dois d’être dans l’analyse de son discours, dans l’observation de sa posture et de son évolution, mais aussi dans la réactivité. Il me sera important également d’être en capacité de doser, aussi précisément que la situation l’exige, subjectivité et d’objectivité, sans chercher à être dans l’interprétation constante.
  5. J’évalue le coaching à chaque séance, mais aussi établis un bilan final de dernière séance. Enfin, je recontacte mon coaché plusieurs mois après le terme de la prestation pour faire un point sur le développement, les réussites et les difficultés rencontrées.

En parallèle, je m’instruis régulièrement sur les aspects techniques du coaching, mais également sur les différentes thématiques de développement personnel, pour comprendre les comportements humains et y apporter des réponses appropriés.

Les travaux d’ingénierie de la formation et de la conception d’un coaching présentent à mon sens, de fortes similitudes, que ce soient dans les capacités d’analyse, de conception et d’évaluation des progression et de développement.

Ces deux approches ont un même but : le positionnement de l’individu en tant qu’acteur de son développement, son épanouissement, l’atteinte d’un mieux-être. Cette démarche est orchestrée par l’ingénieur en formation ou le coach afin d’accompagner son coaché vers son objectif, sans faire à sa place, dans un principe d’autonomisation et de bienveillance.

 

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