L’École de Somatothérapies et de Sophrologie Appliquées est l’un des centres de formation en sophrologie les plus réputés, mais surtout l’un des pionniers de la sophrologie, puisque implanté sur le territoire depuis presque 35 ans déjà. *

Basé à Saint-Avertin, dans l’Indre-et-Loire (37), et dirigé par William Bonnet, le centre de formation accueille chaque année plus de soixante-dix stagiaires, qui souhaitent développer leurs compétences professionnelles avec un outil complémentaire à leur activité, ou encore se reconvertir dans un métier d’accompagnement porteur qu’est le sophrologue.

Dans un contexte de réforme de la formation, et d’amélioration continue, l’École affine ses méthodes pédagogiques, et notamment son système d’évaluation, afin de répondre aux exigences de la formation mais aussi à l’évolution du métier de sophrologue.

Depuis quelques années maintenant, Cassandra Troncale, ingénieure en formation, et William Bonnet, psycho-sophrologue depuis 35 ans, travaillent à l’optimisation des systèmes d’évaluation, et officialisent depuis peu le partenariat entre l’École et le Cabinet Kaléidoscope.

Quelles ont été les évolutions de cette formation ? 

Un vrai travail main dans la main et de complémentarité des compétences. William Bonnet, au coeur de la profession de sophrologue, remarque les thématiques émergeantes lors de ses consultations, mais aussi les compétences primordiales à transmettre aux futurs sophrologues, et les techniques et méthodes adéquates qui peuvent être utilisées.

Cassandra Troncale, spécialisée dans l’ingénierie de formation, pédagogique et d’évaluation, travaille à optimiser l’apprentissage autour de ces thématiques, et à apporter les modifications nécessaires à la formation de sophrologue, pour qu’elle soit au plus proche de la réalité du marché et de la profession.

La formation se décompose désormais en blocs de compétences, inhérents à la profession de sophrologue et qui permettent l’évaluation différenciée.

Comment se déroule le système d’évaluation des stagiaires-sophrologues ? 

Le stagiaire doit désormais démontrer différentes capacités. Des capacités cognitives d’analyse et de réflexion, par le biais d’un examen écrit, ou encore les compétences d’animation de séance par exemple avec un patient. Tout au long de la formation, le stagiaire doit également rédiger un mémoire ou un rapport de stage, sur lequel il devra alors faire état de l’acquisition des compétences des blocs, mais également d’une posture réflexive sur sa pratique, primordiale semble-t-il quant à une profession d’accompagnement de l’humain.

De qui est composée la commission du jury ? Quelles sont leurs attributions ? 

Cette année, les membres du jury sont au nombre de trois, et chacun à son rôle à jouer.

Catherine Demay cumule plusieurs professions d’accompagnement de la personne : thérapeute, sophrologue-somatothérapeute certifiée, praticienne certifiée en Hypnose Classique et en Hypnose Ericksonienne, gestion du stress post-traumatique et également consultante et formatrice en développement personnel. Ainsi experte métier depuis plus de vingt ans, elle évalue la technique et la posture du futur-sophrologue. Catherine porte son attention tant sur le contenu du mémoire, sa technicité, son analyse, et le savoir-être du sophrologue.

Cassandra Troncale, en tant qu’ingénieure en formation et coach-sophrologue, et de par sa connaissance du marché et du métier, évalue la cohérence entre le contenu du rapport et la soutenance, et les attentes en lien avec l’ingénierie de l’évaluation. Elle vérifie que les existants soient conformes aux attentes, et oriente les questions en fonction des compétences attendues. Elle vérifie également que le déroulement de la session d’examen se déroule en conformité avec la réglementation de la formation.

William Bonnet, directeur et responsable pédagogique du centre de formation, mais aussi formateur, psychologue et sophrologue, évalue tant le contenu des rapports que la posture du stagiaire, en lien avec son évolution au sein de la formation. En tant que président du jury, il donne les orientations des sessions d’examen et valide ou non les délibérations.

Quels effets sont apportés par cette nouvelle ingénierie de l’évaluation ? 

Si nous notons un système qui pourrait être qualifié de « plus sévère », nous remarquons également un accroissement de la qualité des présentations, mais aussi une évaluation plus juste. Que ce soit pour la formation de sophrologue, mais aussi pour les formations animées au sein de Cabinet Kaléidoscope, nous sommes pour une évaluation qui correspond à des critères strictement établient en amont, et préférons proposer des sessions de rattrapages, avec recommandation des axes d’amélioration de la part des membres du jury, si besoin. En effet, il en est de la qualité de l’acquisition des compétences professionnelles du stagiaire sur du long terme, et ainsi de l’efficacité de son insertion dans l’emploi et de la pérennisation de son parcours professionnel.

Il nous semble également important de sensibiliser les stagiaires en amont à ces systèmes d’évaluation, de la même manière que de les informer sur le contenu des compétences évaluées. Qu’il s’agisse de savoir, savoir-faire mais aussi de savoir-être, compétences comportementales de premières importances dans les formations de professions d’accompagnement dans lesquelles nous intervenons.

 

 

* A la date de rédaction de l’article, l’école de Somatothérapies et de Sophrologie Appliquées dispose du Datadock, du référencement qualité Pôle Emploi, et vient de voir son dossier d’enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles statué recevable. 

 

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