Quelles sont pour vous les principales qualités essentielles au métier de coach ?

Le coach doit être doté de qualités que l’on pourrait classifier en quatre catégories : technique (qui s’apparentent aux compétences), relationnelle, psychologiques, cognitives.

Selon le référentiel de compétences du coach individuel mis en place par la Société Française du Coaching, le coach doit disposer de connaissances théoriques et effectuer une veille régulière afin d’exercer sa fonction de manière adaptée et actualisée.

Il doit également être capable d’élaborer une offre professionnelle de service, et de construire un suivi de coaching personnalisé à la demande du client.

Lors du coaching, le professionnel doit pouvoir instaurer une relation de confiance avec son client, afin d’atteindre sereinement les objectifs fixés. Il doit également avoir des compétences en communication (questionnement, jeux de langage, feed-back…), et lors de l’accompagnement, notamment travailler les interactions, les messages conscients et inconscients, et d’aider le coaché a trouvé des solutions, en le mettant en réflexion sans lui fournir directement la réponse.

Le coach doit disposer de qualités relationnelles comme nous l’avons déjà abordé. Sa plus grande qualité doit être l’écoute, il doit savoir discerner les besoins explicites mais aussi implicites de son coaché. Il doit savoir instaurer un climat de confiance avec ce dernier, tout en définissant un cadre. Il doit être bienveillant, objectif, neutre et se défaire de tout jugement. Enfin, le coach doit être en mesure d’autonomiser son client, qui doit, à l’issue de l’accompagnement, détenir les clés pour s’auto-coacher afin d’atteindre seul ses objectifs.

Comme beaucoup de professions qui s’exercent dans le cadre d’accompagnement, le coach doit être équilibré psychologiquement, et doit avoir lui-même réalisé un accompagnement thérapeutique et/ou une démarche de développement personnel. Cette démarche lui permet de connaître le point de vue et les difficultés d’un coaché, mais également d’avoir une pratique plus adaptée et cohérente à l’accompagnement d’une personne qui a besoin d’un tuteur. Il est également nécessaire qu’il se fasse superviser régulièrement dans sa pratique afin de toujours exercer sa profession de manière qualitative, de par les retours qu’aura pu lui faire son superviseur. Le coach se doit d’entretenir et de développer ses compétences.

Enfin, le coach doit avoir des qualités d’ordre cognitive dans le sens où il doit avoir des capacités de réflexion, d’organisation, d’analyse et de méthodologie, pour apporter un suivi structuré et adéquat.

Que peut apporter un coach professionnel à une équipe ?

La notion d’équipe définit un ensemble de personnes, avec des personnalités et caractères différents, mais suivant un objectif commun. Une équipe est en perpétuel mouvement : elle est sujette aux changements d’effectif, à des phénomènes d’influence sociale, économique, ou encore émotionnelle. Les objectifs d’une équipe doivent survivre à ces différents perturbateurs, quand ils ne sont pas reconsidérés et modifiés.

Dans tout type d’accompagnement d’équipe, le suivi doit être individuel et collectif : il doit prendre en compte la personnalité de chacun, mais doit également préserver la structure et la dynamique globale.

Le coach va avoir plusieurs casquettes lors de l’accompagnement d’équipe :

  • Il va être observateur : dans un premier temps le coach devra observer la manière de fonctionner de l’équipe, les comportements individuels, les émotions présentes, éventuellement les conflits… Afin de proposer un accompagnement approprié à la vie de cette équipe.
  • Il va être concepteur : comme nous l’avons dit précédemment, après une période d’observation, le coach va devoir établir un plan d’action avec des outils adaptés à la situation présente, des scénarios pertinents, des exercices utiles… tout en ayant en tête que son programme pourra être modifié à n’importe quel moment si nécessaire. Le coach doit être pourvu de capacités d’adaptation constante !
  • Il va être médiateur : en toute neutralité, le coach peut faciliter les échanges dans une équipe, et apporter des clés de communication et de gestion des conflits efficaces.

Quelles sont vos motivations, vos croyances, vos doutes, vos besoins, vos attentes par rapport au métier de coach ?

Mon prénom, Cassandra, veut dire en grec « qui aide les Hommes ». Cette définition, anodine ou non, semble m’être appropriée depuis ma plus tendre enfance. J’ai toujours aimé apporter mon aide, accompagner, tout en faisant attention à ne pas me placer dans la position de « sauveur » qui est définie par le triangle de Karpman. Je trouve ma motivation tous les jours dans mes accompagnements individuels et collectifs, souvent en entreprise, en ateliers, en séminaire… J’aime l’interaction, l’ouverture des gens à tout sujet de développement personnel, leurs questions… J’aime voir que je leur ai apporté un peu de lumière sur leur chemin de vie, et qu’ils ont trouvé LEURS ressources, qu’ils ont mis en place LEUR réflexion, et qu’ils repartent avec des réponses, des motivations, le sourire…

Mes croyances par rapport au coaching prendraient sources dans la Maïeutique de Socrate dans la mythologie grecque. Je pense vraiment que toute personne sur Terre possède des ressources en elle dont elle n’a pas conscience, où encore qu’elle ne veuille pas découvrir à cause de tout type de peurs. Je crois aussi que toute personne, à sa façon, peut aider une autre personne à révéler son potentiel, par des discours, des actes, ou de la créativité. Il suffit que ces deux personnes se rencontrent pour transformer la chenille recroquevillée dans son cocon en un magnifique papillon, épanoui, et qui volerait de ses propres ailes.

Mes attentes reposent sur les évolutions à long terme des personnes que j’ai accompagnées, et dans l’autonomisation mise en place. Pour chaque personne accompagnée, je souhaite que le coaching ne soit qu’un tremplin vers un développement personnel durable et constructif, et que chaque personne fasse de ses échecs des résultats non attendus, qui soient sources de nouvelles opportunités.

J’ai peu de doutes quant au métier de coach. Mes seuls doutes peuvent être liés à la non-réglementation de cette profession, et dans des pratiques douteuses que peuvent apporter certains accompagnants qui utilisent le terme de « coaching » pour exercer leur métier. Mais ces personnes ne représentant évidemment pas la profession même de coach, mes doutes ne sont somme toute pas liés à cette profession.

Pour terminer sur mes besoins, je dirai que j’ai toujours eu ce besoin de vivre pleinement et avec le cœur. Tant que j’aurai la passion de ma vocation, je serai toujours dans une démarche qui me permettra de me donner les moyens d’exercer ma profession dans les conditions les plus adaptées et éthiques afin de fournir le meilleur accompagnement possible à mes futurs coachés.

 

Que pensez-vous avoir de différent, quels sont vos talents, vos forces, vos différences ? Qu’est-ce qui vous « caractérise » dans cet « environnement coaching » ?

Quand j’avais seize ans (j’en ai vingt-neuf), j’avais pour objectif de vie d’être « mon propre patron » et d’exercer un métier qui avait du sens pour moi.

Il y a encore moins de dix ans, et du fait de contraintes de vie à cette époque, j’étais vendeuse en charcuterie. Ce métier qui ne m’apportait que peu de satisfaction et d’épanouissement.

J’ai repris mes études, dans un contexte financier quelque peu compliqué, pour atteindre mon idéal de vie professionnelle. Comme pour beaucoup, ce parcours fut semé d’embuches, aussi constructives les unes que les autres, puisqu’elles m’ont amené un jour à comprendre quelle serait ma vocation : l’accompagnement de personnes, de manière individuelle ou dans des contextes d’entreprise, à s’épanouir et à développer toujours un peu plus un mieux-être.

Je tire ma force de ce moment de ma vie où j’étais très peu épanouie, et où je pensais que jamais je ne vivrai mon rêve. Ce passé que je n’oublie pas me permet régulièrement de savourer mon avancement et ma passion du métier. Après un master en ingénierie de formation avec des modules en ingénierie d’accompagnement, et un long travail de recherche sur le thème de l’estime de soi et du pouvoir d’agir, je complète ma panoplie avec une formation en sophrologie et en coaching.

J’ai la chance aujourd’hui d’avoir des compétences en formations adaptées aux entreprises, de pouvoir proposer un accompagnement thérapeutique avec la sophrologie, afin de lever, quand il y en a besoin, les barrières qui prennent racines dans le passé. Et de proposer des plans d’action pour ensuite les permettre d’avancer avec les outils du coaching.

Je pense aujourd’hui pouvoir proposer une palette d’outils diversifiée et qui puisse s’adapter à chaque besoin de chaque personne. Et de plus, j’ai à cœur de rester authentique et de garder une part de moi-même dans mon métier, sans devenir un coach robot qui proposerait de manière systématique les mêmes types d’accompagnement.

Avez-vous déjà fait preuve d’assertivité ? A quelle occasion, avec quels résultats et qu’avez-vous ressenti ?

Y’a-t-il un lien entre assertivité et estime de soi ?

 J’ai grandi en ayant adopté selon les contextes des comportements agressifs, qui ne prenaient pas en compte les avis et ressentis des autres, et des comportements passifs, notamment au travail, où je ne savais pas dire non et n’exprimais pas mes ressentis et mes avis.

Depuis presque deux ans, et depuis que je suis épanouie dans ma vie personnelle et professionnelle, j’ai régulièrement des comportements plus assertifs. La démarche constante de développement personnel, et les lectures m’ont beaucoup aidé. J’ai remarqué que les comportements assertifs évitaient beaucoup les conflits, tout en me permettant de conserver mon bien-être. En effet, le fait d’écouter les autres, et donc de respecter leur avis, m’offrait des relations saines et apaisées. Et le fait de donner mon avis et d’apprendre à dire non quand j’en avais le besoin m’évitait tout sentiment de frustration, de dévalorisation, et m’apportait sérénité et confiance en moi.

A mon sens, l’assertivité et l’estime de soi sont deux sujets intimement liés. Une bonne estime de soi, et donc une confiance en ses ressentis et ses opinions permettent plus facilement la communication libre, et donc l’assertivité. Et à l’image d’un cercle vertueux, le fait de s’affirmer, de se respecter, et de voir que les autres nous respectent, favorisent également le processus d’une bonne estime personnel.

 

Quel est pour vous le coach idéal ?

 

Cette image représente bien, pour moi, une partie du coach idéal. Celui qui ne fait que tenir la main, guidé son client vers la réussite, l’atteinte de l’objectif.

Dans cette image, on voit que le coaché, qui serait celui qui enjambe la pierre, utilise ses ressources : ses jambes, sa posture, son équilibre. Il fixe l’endroit où il veut aller. Il aurait pu faire la démarche seul. Il a simplement eu besoin du coach pour lui donner un élan de confiance. Désormais, on peut imaginer que le coaché a appris sur lui-même : il est capable de franchir l’obstacle alors qu’il ne s’en sentait peut-être pas capable. Avec cette prise de conscience, et cette prise de confiance, il pourra désormais franchir les obstacles seul, en toute autonomie.

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